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Les
Enjeux

Le changement climatique et la science


Le changement climatique d’origine anthropique est réel et les causes sont connues

L’effet de serre, c’est quoi ? 

Le climat que nous connaissons sur notre planète est le résultat d’un équilibre naturel entre l’énergie qui parvient à la surface du globe et celle qui est renvoyée vers l’espace. Lorsque la lumière du Soleil arrive sur Terre, une partie (un petit tiers) est renvoyée vers l’espace par l’atmosphère et la surface terrestres. Le solde est absorbé et contribue à réchauffer la Terre. Cette chaleur de la Terre rayonne et repart vers l’espace, sous forme d’infra-rouges. Une partie de ce rayonnement reste dans l’atmosphère car ils rencontrent des molécules, les fameux gaz à effet de serre (GES), qui les maintiennent à l’intérieur de l’atmosphère.

Ce phénomène, entièrement naturel, fait que la température moyenne de l’atmosphère est de +15°C et non les -18°C que l’on aurait sans cet effet de serre.

Mais…

Là où cela ne l’est plus c’est quand l’atmosphère en vient à contenir une quantité de GES telle que le bilan final entraîne une hausse de la température moyenne de l’atmosphère de notre planète. À quelques exceptions près, tous les climatologues pointent les activités humaines, depuis la Révolution industrielle (1750), comme principales responsables des énormes quantités de GES relâchées dans l’atmosphère. Avec la conséquence que nous connaissons aujourd’hui : le dérèglement de notre climat.

© 2002 United Nations Environment Programme

Certes, le climat a beaucoup varié au cours de l’histoire de la Terre et est toujours sous l’influence de certains phénomènes naturels, mais il est aujourd’hui certain, sans équivoque possible que les activités humaines sont les causes du réchauffement climatique que nous connaissons aujourd’hui.


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Source : IPCC

Les GES sont émis par une série d’activités différentes…
Toutes les activités humaines qui consomment de l’énergie produite à partir de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) produisent des GES. Environ deux tiers des émissions de GES et plus de 80% du CO2 (un de ces GES) à l’échelle mondiale. Le reste est dû, principalement, aux changements dans l’utilisation des sols (par exemple déforestation).


Graphique Répartition des émissions mondiales de gaz à effet de serre par secteur :

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Source : IPCC

En termes d’activités humaines, les émissions de GES se rapportent principalement à l’industrie, aux ménages et au transport routier.

Et en Belgique ? Et en Wallonie ?
En 2015, les émissions totales de gaz à effet de serre (hors secteur forestier) de la Belgique étaient de 117,4 Mt CO2e (millions de tonnes d’équivalent CO2). Cela constitue une baisse de 19,4% par rapport à 1990.
Selon l’inventaire soumis en mai 2016, la Wallonie a émis 35,4 Mt CO2e en 2013, soit 31 % des émissions annuelles de la Belgique (hors secteur forestier). Sur base des dernières estimations disponibles, les émissions anthropiques de GES (hors secteur forestier) en Wallonie en 2014 étaient de 36.6 % inférieures à celles de 1990.

Quelles en sont les conséquences prévisibles ?

Les conséquences sont globales et actuelles ! Elles se matérialisent bien évidemment en premier lieu dans l’augmentation de la température mondiale moyenne.
Avec des conséquences sur les glaciers et océans, les intempéries, etc. qui sont amplement relayés par les médias.
En Belgique, 2011 a été l'année la plus chaude jamais observée depuis 1833. D'après l'Institut Royal Météorologique (IRM), « la température moyenne annuelle a atteint 11,6°C, soit 1,1°C au-dessus de la normale (10,5°C) et 0,1°C au-dessus du précédent record qui datait de 2007 ».  
Par ailleurs, en Belgique, les dix années les plus chaudes depuis 1833 se sont produites après 1988.
L’IRM a publié en 2009 un rapport intitulé « Vigilance climatique». Ce rapport présente l'analyse des observations des paramètres climatiques, enregistrés en Belgique depuis 1833. Ces impressionnantes séries de données permettent de déceler d'éventuelles tendances statistiques. Sont surtout examinés la température et les précipitations.

Quelles sont les réponses aux changements climatiques ?

Les changements du climat sont de plus en plus observés et ressentis au niveau mondial. Toutes les parties du globe sont impactées. Et il n’est pas un système physique ou biologique ni d’ailleurs aucun secteur d’activité qui n’en ressentira pas les effets, directement ou indirectement.
Les différentes régions du monde sont impactées au niveau de leurs systèmes physiques, biologiques et humains.

Il y a deux stratégies pour lutter contre ces changements et leurs conséquences graves. L’une consiste à limiter les émissions de GES, c’est ce qu’on appelle l’atténuation.
C’est l’approche qui est mise en avant dans la présente campagne de l’AwAC « Super héros carbone ».
Une autre stratégie est l’adaptation. Il s’agit de se préparer aux changements qui sont inévitables. On le fait selon deux axes. L’un consiste à diminuer notre vulnérabilité tandis que l’autre améliore notre capacité à faire face aux changements.
Plusieurs initiatives d’adaptation sont prises, que ce soit au niveau de l’Europe , de la Belgique et de la Wallonie. L’étude régionale est à consulter ici.
Des initiatives d'adaptation pour diminuer la vulnérabilité dans les différents secteurs ont été prises, notamment pour les pluies et les eaux de surface, le secteur agricole ainsi que le secteur forestier.

Le cadre politique c’est l’Accord de Paris

Au niveau international, l’accord qui sert de cadre c’est le très médiatisé Accord de Paris qui se mettra en place à partir de 2020.

Quel rôle pour l’AwAC ?
L’AwAC participe aux réunions belges de préparation et de définition de la position belge dans les négociations en lien avec la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC et UNFCCC en anglais) et le Protocole de Kyoto. Cette coordination s’effectue de manière mensuelle au sein du Groupe de coordination gaz à effet de serre. Par ailleurs, des agents de l’AwAC font partie de la délégation belge qui chaque année prend part aux négociations de la Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto.

Quels enjeux pour la Wallonie ?
En Wallonie, la politique climatique est régie par le Plan Air-Climat-Énergie (PACE) 2016-2022. Ce dernier a été adopté en 2016. Il contient 142 mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants atmosphériques, améliorer la qualité de l’air et s’adapter aux impacts des changements climatiques. Les différents secteurs d’activité concernés sont l’agriculture, l’industrie, le transport, le résidentiel, …
En 2010, un Belge moyen émet un peu plus de 20 TéqCO2/an si on tient en compte des émissions indirectes issues de l’importation des biens consommés sur notre territoire. En 2050 il faudra arriver à environ 2, soit diviser cette bilan carbone d’un facteur 10… Cela donne la mesure des efforts à mettre en route, au plus vite…