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Les
Enjeux

Vers un monde bas-carbone

Quelles que soient les stratégies mise en œuvre pour lutter contre les effets délétères du changement climatique, elles tendent toutes vers un objectif : un monde bas carbone.
Pour la Belgique, pour la Wallonie, l’objectif à atteindre est connu : le bilan carbone doit être divisée par dix. Une étude commanditée par l’AwAC en 2011 détaille les capacités de la Wallonie à réduire ses émissions de GES de 80 à 95% d’ici 2050.
- Wallonie Bas Carbone en 2050 
- Wallonie Bas Carbone en 2050 (AwAC

Comment agir ?

À notre échelle individuelle, nous pouvons tous contribuer à l’effort général. Et c’est bien l’objectif de la présente campagne Super Héros !
Pour commencer, il est bien utile de se faire une idée de ses émissions. Il suffit de se rendre sur le calculateur en ligne de l’AwAC. C’est ce qu’on appelle faire son bilan carbone.
Ensuite, pour réduire ce bilan carbone et donc ses émissions de CO2e, chacun peut être actif dans plusieurs domaines : à l’école, au travail, dans la manière de gérer ses déchets, sur la route, dans ses achats, à l’intérieur de son logement, dans ses options énergétiques, dans tous les choix de loisirs, de voyages… Bref, toutes nos actions peuvent être porteuses d’impacts positifs pour l’environnement en général et le climat en particulier.
Il existe d’ailleurs une série de calculateurs carbone, pour tous les types d’acteurs de la société.
Enfin, pour les émissions qui ne peuvent ni être évitées ni réduites, il existe plusieurs solutions de compensation carbone [lien vers partie marché du carbone], qui consistent à financer un projet dont l’activité économise des GES.

Et la solidarité ?

L’Accord de Paris, adopté en décembre 2015, comprend un engagement sur les moyens de mise en œuvre, à savoir, le soutien financier, technique et technologique apporté par les pays développés aux pays en développement, tant pour l’atténuation que pour l’adaptation. Les pays développés ont l’obligation de contribuer au financement climatique international, alors que les pays en développement sont invités à contribuer sur une base volontaire.
En Belgique, il y a eu un accord intra-belge sur le partage de la charge et la Wallonie en prend sa part. Cet accord attribue à la Région wallonne une participation de 8,25 millions d’euros au financement international climat par an jusqu’en 2020. En 2016 et en 2017, un total de 16 millions ont été versés dans des fonds multilatéraux gérés par les Nations Unies. A côté de cette participation, la Wallonie finance également des projets bilatéraux dans le cadre du programme de solidarité internationale climat depuis 2010 et depuis 30 ans au travers de Wallonie-Bruxelles International (WBI) et de son partenaire en éducation et formation à l’étranger, l’Association pour la Promotion de l'Éducation et de la Formation à l'Étranger (APEFE).


Le marché du carbone

Pour diminuer les émissions de GES il existe toute une série d’instruments. Certains sont volontaires, comme ceux qui sont visés par cette campagne, d’autres outils sont obligatoires, on dit qu’ils sont réglementaires.
La compensation volontaire des émissions consiste à financer des projets permettant d'économiser une quantité de CO2e équivalente au CO2e que l’on n’a pas pu réduire. On peut donc même choisir d’être neutre au niveau de ses émissions en recourant à la compensation pour l’intégralité de ses émissions.
Mais il ne faut pas se mentir, la compensation carbone, qui est une petite contribution financière de quelques euros, ne doit pas être une excuse pour ne pas diminuer effectivement ses propres émissions de CO2e. 
C’est pourquoi les projets que l’on finance doivent être triés sur le volet pour assurer de réels bénéfices pour le climat et, de manière plus générale, pour le développement durable des pays où ils sont localisés.
Devenir neutre au niveau carbone en recourant à la compensation carbone est donc un petit pas, mais un pas dans la bonne direction. Plus d’infos ici.